Comment vendre son bien rapidement? (Partie 2/2)

Comment vendre son bien rapidement? (Partie 2/2)

Vous êtes propriétaire d’un bien à vendre et avez déjà validé les deux premières étapes (Lire l’article Comment vendre son bien rapidement? partie 1/2). Voici ce qu’il vous reste à faire.

 

La troisième étape: mettre son bien à vendre sur le marché

Deux possibilités s’offrent à vous : vendre via une agence immobilière ou par vous-même.

Si vous choisissez de vendre par vous-même, pensez à soigner votre annonce et vos photos. Une annonce doit être claire, précise et complète. Veillez à mentionner tous les éléments importants (location, surface, étage, nombres de pièces, mais aussi le montant des charges de copropriété, de la taxe foncière, etc.). Les photos doivent quant à elles mettre en avant les volumes, la luminosité et l’état du bien. Rendez-vous au maximum disponible pour les visites.

Si vous choisissez de vendre par agence, attention à ne pas les multiplier, au risque d’effrayer les acheteurs. En effet, un bien présent dans plusieurs agences et donc diffusé plusieurs fois et à des prix différents (les honoraires d’agence étant libres, ils peuvent varier d’une manière plus ou moins importante d’une agence à une autre) peut paraître suspect aux yeux d’un acquéreur : vous pourriez paraître pressé ou bien ne pas parvenir à vendre. Attention donc à ne pas commettre d’impair dès le départ.

 

La quatrième et dernière étape: constituer le dossier pour signature du compromis

Une fois l’acquéreur trouvé, votre mission se poursuit. Quelques formalités vont s’imposer.

En effet, vous avez l’obligation de fournir à l’acquéreur un dossier de diagnostics techniques. Réalisé par un professionnel, il comprend : un constat de risque d’exposition au plomb, un diagnostic de performance énergétique (DPE), un diagnostic des matériaux ou produits de construction contenant de l’amiante, l’état des risques naturels et technologiques (dans certaines zones uniquement), un état de l’installation intérieure d’électricité et de gaz, une attestation de superficie loi Carrez. Le notaire annexera ce dossier au compromis de vente (Lire l’article « Les diagnostics immobiliers obligatoires »).

Egalement, pour la vente d’un lot en copropriété, la loi Alur impose désormais de fournir au vendeur certains documents relatifs à l’organisation de l’immeuble (le règlement de copropriété et l’état descriptif de division, les procès-verbaux des assemblées générales des trois dernières années, la fiche synthétique de la copropriété établie par le syndic qui regroupe les données financières et techniques de l’immeuble), à l’état de l’immeuble (le carnet d’entretien), et à la situation financière de la copropriété et du lot vendu (le montant des charges courantes du budget prévisionnel et des charges hors budget prévisionnel payées par le vendeur au cours des deux exercices comptables précédant la vente, les sommes susceptibles d’être dues au syndicat des copropriétaires par l’acquéreur, l’état global des impayés de charges au sein du syndicat et de la dette vis-à-vis des fournisseurs)

N’attendez pas que le notaire vous les réclame. Pensez à faire appel à un diagnostiqueur le plus rapidement possible, à regrouper les éléments en votre possession et à contacter votre syndic pour les éléments manquants. Votre agent immobilier pourra vous accompagner lors de ces démarches parfois longues : ne laissez pas filer votre acheteur !

 

Vous avez désormais signé votre compromis (ou promesse) !

Le délai entre le compromis – ou promesse et la vente définitive d’un logement est généralement de trois mois.

A noter toutefois que ce délai peut être réduit à deux mois si l’acheteur n’a pas besoin d’emprunt pour financer le bien. Mais rarement à moins.